Notre ancêtre, Charles le Marquis, fils de Charles et de Jeanne Bignon, a été baptisé le 4 novembre 1648 à Mortagne-sur-Sèvre. Ce petit coin du Poitou faisant maintenant partie de la Vendée, se situait dans l’arrondissement de La Roche-sur-Yvon et dépendait de l’évêché de Larochelle.

La date exacte de son arrivée au Canada n’est pas connue, mais son nom est cité dans un acte notarié le 9 novembre 1671. À cette occasion, il était témoin au mariage du poitevin Hilaire Limousin, dit Beaufort, tailleur d’habits, et d’Antoinette Lefebvre. Étaient aussi présents un nommé Claude Michaut, le marchand rochelais Pierre Aigron et Jacques Boissel. marchand boucher.

Il passa un contrat de mariage devant le notaire Gilles Rageot le 14 septembre 1673 avec Marquerite Baugran (ou Beaugran), veuve de Sébastien Cousin et fille de Nicholas et de Marie Chevalier. La mariée, baptisée en 1642 à St-Gervais de Paris, apportait en dot plus de 600 livres. Le contrat fut signé en présence d’Anne Gasnier, gardienne des femmes protégées par le roi et Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France. La cérémonie eut lieu le 18 du même mois à la paroisse Notre-Dame de Québec.

Quatre enfants sont nés de cette union mais seule l’aînée, Madelaine-Françoise, s’est mariée. Des trois fils, les deux premiers, François et Charles-Michel, disparurent des registres respectivement après 1681 et 1700, tandis que le dernier, Jean-François ne vécut que trois jours.

Charles Le Marquis passa toute sa vie à Québec. Il avait acheté un terrain dans la haute ville mais est demeuré dans une maison de la basse ville. Selon les mentions dans les différents contrats où son nom est mentionné et grâce aux autres traces retrouvées dans les archives de l’époque, on sait qu’il a exercé bien des métiers et porté bien des titres: tailleur d’habits, bourgeois, huissier des gardes du port de Québec, huissier royal, cabaretier et marchand de vin. De même, on apprend que Charles et sa femme ont eu quelques démêlés avec la justice à cause de mauvais traitements, menaces, médisances, etc.

En 1697, Marguerite est décédée et sa sépulture a eu lieu le 11 avril 1697 à Notre-Dame de Québec. Selon les textes de cette époque, Charles jouissait d’un bon niveau de vie et plus d’un enfant vivait.

Le 7 janvier 1698 à Ste-Anne-de-Beaupré, Charles se remaria à Agnès Giguère. Le contrat de mariage a été signé le 5 précédent devant le notaire Jacob. La nouvelle mariée était la fille de Robert et d’Aymée Miville et était née le 16 mars 1679 à Ste-Anne-du Petit-Cap (i.e. Ste-Anne-de-Beaupré)

Le couple donna naissance à deux enfants : d’abord Jean-Charles, qui ne vécut que quelques jours, puis François, dit Charles-François, qui a permis la continuationdu nom de Marquis.

Car, alors que son fils n’était âgé que de quelques mois, Charles Le Marquis décéda et fut inhumé le 22 décembre 1700 à l’église Notre-Dame de Québec.

À cette époque, l’inventaire de ses biens démontre une certaine aisance. Le partage de ses avoirs entre sa veuve et ses enfants survivants causa quelques frictions. Mais ça, c’est une autre histoire !


Autre version plus détaillée mais des source inconnue
donc, à lire avec circonspection

Charles Marquis 1648 – 1700

Baptisé le mercredi 4 novembre 1648 dans la paroisse Saint-Pierre de Mortagne-sur- Sèvre, évêché de La Rochelle au Poitou, fils de Charles Marquis et de Jeanne Bignon,

Il contracte mariage devant le notaire Gilles Rageot le jeudi 14 septembre 1673 avec Marguerite Beaugrand, veuve de Sébastien Cousin el fille de feu Nicolas Beaugrand et de Marie Chevalier, de la paroisse Saint-Gervais de Paris et l’épouse à Québec le lundi 18 septembre 1673. De leur union naissent quatre enfants. Son épouse est inhumée à Québec le jeudi 11 avril 1697.

Il contracte mariage devant le notaire Étienne Jacob le dimanche 5 janvier 1698 avec Agnès Giguère. née à Sainte-Anne-du- Petit-Cap le mercredi 13 mars 1675, fille de Robert Giguère et d’Aimée Miville et l’épouse à Sainte Anne de Beaupré le mardi 7 janvier 1698. De leur union naissent deux enfants.

Ce maître tailleur d’habits est parrain à Québec le 9 novembre 1671. Il s’établit à Québec et se marie en 1673. Louis-Théandre Chartier de Lotbinière, le 24 juin 1675, lui vend une partie de son emplacement de la Haute-Ville de Québec, sur la rue qui va du Fort Saint-Louis à Cap-Rouge, pour le paiement de laquelle il constitue à son égard une rente annuelle de 6 livres.

Pour Jean Talon, le sieur Louis Rouer de Villeray lui vend pour 900 livres une maison de la Basse-Ville de Québec le 3 juin 1678. Elle comprend deux chambres de plein-pied, avec cheminée, cave et grenier.

Le 10 octobre 1680, avec l’assentiment de ses parents, Jeanne Brunet s’engage à travailler pour lui durant un an à 40 livres. On le qualifie d’archer de monsieur le Grand Prévôt des maréchaux de Québec quand, le 3 juillet 1680, Jeanne Charpentier, âgée de dix-huit ans, s’engage à son service pour un an, à raison de 55 livres. Au recensement de 1681, il demeure à la Basse-Ville de Québec et y tient auberge. Le matelot Jean Buquet habite chez lui. Le 7 juillet 1681, il passe un marché avec le couvreur Pierre Gacien qui s’engage à lui couvrir sa maison pour la somme de 6 livres la toise.

On le qualifie de garde du port de Québec quand, le 23 septembre 1681, René-Louis Chartier de Lotbinière lui concède un emplacementà la Haute-Ville de Québec, rue Saint-Louis. Sa maison passe au feu durant le grand incendie de la Basse-Ville en 1682.

On le qualifie d’huissier sergent royal de la Prévôté de Québec, le 10 août 1682, quand il confi e à René Rhéaume la construction de la charpente de sa maison de vingt-neuf pieds par douze pieds à la Basse-Ville de Québec, pour la somme de 240 livres.

Le 25 août 1683, il achète un cochon de Michel Thibeau et le paie 30 livres. Il contracte une obligation de 10941ivres 12 sols et 8 deniers envers Charles Aubert de La Chesnaye le 15 octobre suivant. Le premier décembre 1684, il passe un marché avec Guillaume Lefebvre qui promet de lui livrer mille deux cents paires de sabots, c’est-à-dire six cents la première année et autant la deuxième, à 20 livres le cent pour les trois cents premières paires et 22 livres le cent pour les trois cents suivantes. Il promet de fournir par centaine de paire, trente paires pour homme et le reste assorti pour tous les âges, même jusqu’à trois ou quatre ans. Charles Aubert de La Chesnaye lui donne quittance fi nale de la somme de 294 livres 12 sols et 8 deniers sur sa dette de 1094 livres 12 sols et 8 deniers, le 24 novembre 1685. En 1686, le 26 avril, il s’associe à Pierre Leaumont de Beauregard et Julien Boissy, marchands de vin. Ils mettent leurs avoirs en commun pour aller ensemble à Montréal faire le commerce en gros ou en détail des vins qu’ils y feront porter entre « cy et l’ automne prochain ». Ils partageront les frais et les profi ts. C’est lui qui tiendra « un livre sur lequel seront porté tous les soirs la recepte de chaque jour ainsy que la despense ». Il vend son emplacement de cinquante-trois pieds de front sur la rue Saint-Louis à Hilaire Bernardde Larivière le 2 mars 1691. Il en obtient 150 livres de principal et 10 livres « d’épingles ». Le 5 avril 1691, il passe un marché avec le couvreur Pierre Gacien qui promet de lui réparer son toit pour la somme de 145 livres. Martin Guedon lui vend quarante cordes de bois pour la somme de 95 livres, le 19 novembre 1691. En tant que procureur de Simon Mars, le 18 avril 1693. il donne quittance à Étienne Pézard de la somme de 600 livres.

Il est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu de Québec le 23 août 1694 et le 2 juillet 1695, alors qu’il est malade au lit dans la chambre haute de sa maison dont la vue donne sur la porte de l’église, il dicte son testament au notaire Chambalon. Il veut que son service soit le plus modeste possible. Il lègue ses biens à ses enfants de façon égale et leur demande de laisser leur mère utiliser les biens meubles jusqu’à son décès.

Son épouse décède le 11 avril 1697. Un mois plus tard, il fait procéder à l’inventaire des biens par le notaire Chambalon. Il se marie en janvier 1698. Le 14 mai 1698, il fait procéder à l’inventaire de ses biens par le notaire Chambalon. On relève entre autres choses « deux tasses à deux oreilles, deux tasses à une oreille, douze cuillières et douze fourchettes d’argent le tout pesant neuf marcs trois onces et demie à quarante livres l’once, ce qui fait 377 livres et 10 sols ».I1 possède également 140 livres en argent de carte et une demi-barrique d’eau-de- vie à 150 livres. Le 23 mai suivant, lui et son épouse se font don mutuel au dernier mourant des deux de tous leurs biens. Deux jours plus tard, il achète de sa fi lle Marie-Madeleine et de son gendre François Châteauneuf, le quart de l’emplacement de cent vingt-six pieds et de la maison de trente pieds par vingt et un pieds qui lui revient de la succession de sa mère. Il paie le tout, 780 livres dont il faut déduire 480 livres qu’elle a déjà reçues en avances. Il décède à Québec où il est inhumé le 22 décembre

1700. Le notaire Chambalon procède à un nouvel inventaire de ses biens le 24 décembre

1700. Signature no.821.

ANQGN Rageot G. 14-09-1673; 03-07- 1680; 10-08-1682; 01-12-1684; 02-03- 1691; 19-11-1691;
Becquet 24-06-1675; 03-06-1678;
Duquet 20-10-1680; 07-07-1681; 23-09-1681;
Fillion 15-10-1683;
Genaple 24-11-1685; 21-04-1686; 05-04-1691;
Jacob É. 05-01-1698;
Chambalon 18-04-1693; 02-07-1695; 14-05-1698; 23- 05-1699; 24-U-1700;
Rageot Chs. 25-09- 1699;

AHDQ RM 23-08-1694. Baptême:

Communication de M. Jean-Marie Germe du 15-04-1999
Bulletin AGCF, vol. 1, no.9
William Marquis, Nos ancêtres, vol.